BlablaBla le meilleur photographe de la terre, très cher mais parce qu'il le vaut bien...

• William LET •
Né au milieu des volcans, en Auvergne, région connue pour ces fréquences vibratoires élevées, William LET a été bercé depuis son plus jeune âge par les légendes, les énergies, les esprits, les guérisseurs ...
De cette époque William tient son envie de travailler sur la spiritualité, comme le font les peuples premiers. Petit, il jouait à l’indien, mais il n’était pas celui qui voulait tirer sur les cowboys, il était celui qui goutait les pierres, qui sentait les matières, qui parlait avec les animaux…
Lors d’un voyage humanitaire au Brésil, il rencontre la tribu des Wajapi. Parmi eux, William écoute les légendes et voit briller les yeux d’un peuple qui vit en harmonie avec la terre, notre Mère, La Pachamama. C’est de cette rencontre qu’est née la série Pacham.
William part à la rencontre de ses peuples en s'immergeant dans les tribus. Il s'imprègne des vibrations des lieux, des énergies des peuples qu'il découvre. Par leur culture, leur philosophie, leur iconographie et musiques, l'artiste à la sensibilité extrême alimente ses perceptions. Les symboles et les rituels pratiqués, leurs artisanats et leur codes propres à chacuns. En quête de ce message universel: Vivre en harmonie avec la nature et l'écoute dans le respect du monde, de l'invisible. « Nous venons tous des peuples premiers, nous avons ancré en nous les archétypes de cette harmonie avec la nature et les humains. » La volonté de William est de les réveiller et de faire rayonner cette énergie au travers de ses œuvres.
Au delà de la création, l'idée est de faire découvrir ces populations autochtones et les associations qui combattent les gouvernements et les grosses entreprises qui détruisent toute cette richesse. Leurs objectifs sont de préserver cette essence humaine. À travers mon art je souhaite sensibiliser le monde pour qu'il s'engage à défendre ces êtres et leurs territoires, la faune et la flore.
Des œuvres pour méditer et recevoir
La connexion avec mes œuvres, l'énergie vitale
En tant qu'artiste, je crois profondément que mon travail cherche à capturer et à faire rayonner une énergie vitale. Ce n'est pas simplement une question de technique photographique, de composition ou de lumière, bien que ces aspects soient importants. Il s'agit avant tout de saisir un instant de vérité, une vibration profonde qui émane de la personne ou de la situation que je photographie.
Je vois une analogie très forte entre cette quête d'énergie vitale dans mon travail et ce qui anime d'autres formes artistiques. Prenons l'exemple d'un musicien. Il peut maîtriser parfaitement son instrument, jouer les notes justes, mais si son interprétation n'est pas habitée par une émotion sincère, par ce que j'appelle le flux vital, alors sa musique restera belle mais ne touchera pas l'âme de l'auditeur. C'est lorsque le musicien incarne la musique, se connecte à son essence, que quelque chose de transcendant se produit et que l'énergie se transmet.
Il en va de même pour un danseur. Des mouvements techniques impeccables ne suffisent pas à émouvoir. C'est lorsque le danseur est porté par une énergie invisible, lorsqu'il est pleinement présent dans son corps et dans l'instant, que son art prend une dimension supérieure et touche le spectateur au plus profond de lui-même.
Un acteur qui se contenterait de réciter son texte, même s'il est magnifiquement écrit, pourrait ne pas atteindre le cœur du public. C'est son engagement émotionnel, sa capacité à incarner le personnage et à laisser transparaître une énergie authentique qui rendra sa performance mémorable. De même, un chanteur aux prouesses vocales impressionnantes mais dénué de compréhension et d'émotion dans ce qu'il exprime risque de laisser l'auditeur indifférent.
Dans ma démarche, que ce soit lors de mes immersions auprès des peuples autochtones où je cherche à m'imprégner de leur relation au spirituel et à la nature, ou lors des séances en studio où une bulle d'intimité se crée avec le modèle, mon intention est de me connecter à cette énergie vitale. Les objets que j'utilise, les sons, les odeurs, la peinture corporelle sont autant de moyens d'ouvrir un espace où cette énergie peut s'exprimer.
Le point rouge que l'on retrouve souvent dans mes œuvres est un symbole direct de cette énergie vitale, de l'élan, de la respiration. C'est un peu comme le souffle unique du calligraphe japonais qui, en un instant, trace une forme chargée de son ki, de son énergie vitale.
En peignant sur le tirage photographique, en ajoutant des détails inspirés par différentes cultures, je cherche à prolonger et à amplifier cette énergie capturée. L'œuvre finale devient alors plus qu'une simple image ; elle devient le réceptacle d'instants précis, chargés d'une force et d'une vibration uniques. J'espère que cette énergie pourra à son tour nourrir, rassurer ou servir d'appui méditatif à ceux qui contemplent mes créations. C'est cette connexion profonde à l'énergie vitale qui, je l'espère humblement, donne une dimension particulière à mon travail artistique.

Démarche artistique, philosophique et spirituelle
Chaque objet que je crée est une rencontre, un dialogue entre la matière et l'esprit.
Le bois, trouvé lors de mes errances à travers forêts, plages, montagnes et campagnes, porte en lui l’histoire de la terre qui l’a nourri. Arraché à ses racines, il ne cesse pourtant de vibrer d’une énergie propre, témoin du temps et de la nature dont il est issu.
Dans mes mains, il devient un support de méditation, de confession, d’élévation spirituelle. Il peut être l’allié des chamans, des êtres en quête de connexion, ou de toute personne qui désire en faire un symbole personnel. Chaque pièce évolue avec celui qui la possède, devenant une extension de son être : force, protection, guidance, soin, éveil.
Mon travail est un tissage entre cultures et traditions, un hommage aux savoirs ancestraux. Sculpté, gravé, pyrogravé, peint, chaque objet s’imprègne d’un langage universel, inspiré des motifs tribaux du monde entier. Chaque création naît d’une méditation profonde, bercé par des vibrations sonores venues des quatre coins du globe : les chants du désert australien, les percussions africaines, les murmures chamaniques d’Amazonie ou les voix des terres glacées du Groenland.
Je me laisse guider par l’instant, sans préméditation. L’encre de Chine, l’aquarelle, la feuille d’or, le pyrograveur, le couteau à bois… tous ces outils sont les prolongements d’un même souffle créatif. Mon art n’est pas figé, il est un pont entre le visible et l’invisible, un symbole du sacré, une résonance de l’énergie universelle qui anime toute vie.
Chaque objet est une invitation à l’introspection, à la connexion, à la transformation. Il n’est pas seulement une œuvre, il est une présence, un compagnon de route pour ceux qui ressentent son appel.
William LET